Ecosign Mountain Resort PlannersEcosign FTP SiteEcosign Contact Us

Version Imprimable

Zermatt

Yelmarc Roulet Samedi 28 décembre 2002 Rubrique: régions

   L'expert canadien auquel Zermatt a confié son avenir.

 



   La station valaisanne a recouru aux services de Paul Mathews, de Vancouver, un planificateur de domaines skiables actif dans le monde entier.

   “ Les dirigeants des stations sont des hôteliers, des entrepreneurs, des avocats. Moi, j'apporte un regard extérieur et neutre, alors qu'ils ont tous des intérêts quelque part.” Ce jour de décembre, dans le ciel éclatant de Zermatt, Paul Mathews est en tenue de ski. Il profitera de l'après-midi pour faire quelques descentes avant de regagner son pays, le Canada. Sa présence est discrète, parmi les officiels et journalistes réunis pour l'inauguration de la nouvelle télécabine du Matterhorn-Express, qui relie le village valaisan au Lac noir. Lors de la conférence de presse, son nom ne sera pas même prononcé.

   Pourtant cette journée marque pour lui l'aboutissement d'un processus de cinq ans. La revalorisation du Lac noir et du glacier qui le surplombe obéit à ses recommandations. De profession, Paul Mathews est planificateur de stations.

   Un spécialiste venu du Canada pour expliquer aux Valaisans ce qu'il fallait faire! La chose n'a pas été facile à expliquer, se souviennent les responsables de la station, qui évoquent les réactions et les moqueries après leur décision de faire appel à la firme Ecosign, fondée et dirigée par Paul Mathews. “Nos guides sont des paysans, ils savent quand le soleil se lève”, disait-on dans le village. Mais ce serait trop simple. “L'une des premières choses que j'ai pu constater est que la station exploitait mal ses zones d'ensoleillement”, relève le planificateur.

   La compagnie Matterhorn Bahn a été la première à engager Paul Mathews,à l'initiative de son patron d'alors, le Grison Reto Manzanell. C'était en 1997, avant la fusion des domaines skiables de Zermatt. La société était dans l'impasse en raison des oppositions suscitées par un très coûteux projet de “funétel”. Le bureau Ecosign reçoit alors le mandat de présenter un masterplan pouvant servir de base pour vingt ans.

   Depuis sa première venue à Zermatt, il y a cinq ans, Paul Mathews a vu l'histoire s'accélérer. Au début, il a connu les rivalités entre les entreprises du Cervin, du Gornergrat et du Rothorn, ce dernier finissant par recourir également aux services du Canadien. Mise sous pression par ses difficultés financières, la station de Zermatt résiste à ceux qui la poussentà vendre son patrimoine. Finalement, c'est la fusion des sociétés de remontées mécaniques qui donnera une base suffisamment solide pour un nouveau départ.

   L'ouverture il y a une semaine du nouveau Matterhorn-Express par la compagnie désormais unifiée des Zermatt Bergbahnen AG, est un premier pas. La station prévoit d'investir 125 millions de francs au total sur une période de cinq ans. La nouvelle installation, avec ses cabines de 8 passagers, permet de se rendre au Lac noir en douze minutes et de transporter 2800 personnes par heure. Fini le goulet d'étranglement de Furi, qui tournait parfois au cauchemar et nuisaità l'attrait de la station. Le renouvellement des installations du Hörnli et de Trockener Steg-Furgsattel est prévu pour la saison 2003-2004, selon un calendrier de priorités déterminé par le masterplan.

   Paul Mathews a toujours connu la montagne et la neige. Américain de naissance, il a passé sa jeunesse dans le Colorado. Ses parents avaient fondé le ski club de Breckenridge, localité devenue depuis une importante station. Suivront desé tudes d'ingénieur forestier à l'Université de Seattle (Etat de Washington). Rapidement, en 1975, il fondera son bureau Ecosign, label né d'une contraction entre écologie et design. “C'est l'époque où les écologistes faisaient leur percée et je suis moi-même un enfant du mouvement vert, assure-t-il. Consterné par les horreurs commises par certaines stations, j'ai voulu montrer qu'ilé tait possible de concilier développement et respect de la nature.” Les “masterplans” d'Ecosign coûtent environ 100 000 francs, indique leur inventeur, et ont pour élément central un modèle informatique tenant compte des pentes, de la géologie, de la flore et de la faune.

   Cette carte de visite verte - qui a ses limites, comme on peut le voirà Zermatt où l'opposition du WWF et de Pro Natura n'a pas désarmé - a assuréà Paul Mathews et aux 20 collaborateurs de son équipe actuelle leur entrée dans le monde entier. Parmi les réalisations dont il est le plus fier, ses contributions pour la station canadienne de Whistler, à 120 km de sa ville de Vancouver, et pour les sites olympiques des J.O. d'hiver de Calgary (1998). En Europe, Ecosign est présent de la Sierra Nevada au Tyrol et désormais jusqu'au Caucase.

   Paul Mathews avoue que Zermatt n'est pas, pour le ski, sa station préférée. Mais il y a le caillou, unique. Il n'est pas peu fier de l'avoir ajouté à son curriculum: “Il n'y a que trois montagnes au monde... connues de chacun. L'Everest, parce que c'est la plus haute, puis le Fuji-Yama et le Cervin,à cause de leur forme. Le Fuji-Yama c'est la femme et le Cervin c'est l'homme.”

© Le Temps, 2002. Droits de reproduction et de diffusion
réservés. Acheter les droits de reproduction de cet article.

Haut de Page

Presse

 

services
Mountain Design
Resort Village Design
Landscape Architecture
Extended Services
Competitive Events
3D Animation
Project Gallery
ecosign
Team Ecosign
List of Services
References
News Articles
Awards
 
Ecosign © 2007